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Mazda CX-5 2026 - L’art de concilier raison et passion


Petit joueur sur l’échiquier automobile mondial, Mazda a su conquérir le marché québécois avec grand succès grâce à sa philosophie axée sur le plaisir de conduire. Déjà à partir de la fin des années 90, la fameuse Protegé était prisée des conducteurs de la Belle province pour son habileté à rendre les trajets quotidiens moins monotones!  


Avec le temps, les technologies ont évolué de même que les désirs des consommateurs si bien que cette dynamique compacte, rebaptisée Mazda3 en chemin, a graduellement passé dans l’ombre de son nouveau frère, le CX-5. En reprenant la même formule gagnante, le succès de ce VUS compact lancé en 2013 a été instantané. Ceci explique peut-être pourquoi le constructeur nippon s’est gardé d’opérer de grands changements sur le véhicule depuis. Toutefois, en vue de cette 3e génération très attendue, Mazda se devait de travailler sur certains irritants pour le garder à la page face à une concurrence extrêmement féroce.


MÊME CHARISME EN FORMAT ALLONGÉ


En effet, la facette «utilitaire» de ce VUS est dorénavant améliorée grâce aux 115 mm qui s’ajoutent en longueur sur le CX-5 2026. Un apport en espace grandement le bienvenu d’autant plus que les designers ont pu réaliser le tout en gardant une ligne extérieure sportive dans l’esprit du langage visuel Kodo qui fait le charme des véhicules Mazda.



Il reste donc très élégant et d’allure sportive, mais les changements esthétiques demeurent, au premier regard, assez mineurs par rapport au modèle sortant. À l’avant, la grille de calandre reste quasi inchangée, alors que les phares adoptent un profil plus effilé et se prolongent maintenant de part et d’autre de la grille centrale. On note aussi un bouclier avant plus agressif.




Tout à l’arrière, on affine le style de la même façon avec des feux plus imposants et allongés qui permettent de maintenir une silhouette trapue grâce au jeu des proportions. Même son de cloche du côté du pare-chocs dont la couleur distincte remonte dorénavant jusqu’au bas du hayon. Ce noir au fini lustré (plus fragile aux égratignures toutefois) qui orne tous les bas de caisse est d’ailleurs offert seulement sur la version GT. Les plus observateurs auront aussi remarqué que le CX-5 2026 suit la tendance avec le retrait du logo de Mazda à l’arrière au profit du nom de la marque écrit en toutes lettres.



Ceci résume l’essentiel des changements cosmétiques sur le CX-5 qui, de mon point de vue, reste l’un des plus beaux utilitaires du marché. Évidemment, la splendide couleur Rouge cristal vibrant du modèle à l’essai le met en valeur et vaut assurément les 500$ supplémentaires demandés. Autrement, une teinte de bleu plutôt intéressante est offerte sans frais à partir de la livrée GS, tout comme le noir bien sûr! Le nouveau CX-5 vient d’office équipé de roues de 17 po dans la version de base GX. Pour un diamètre de 19 po, il faut opter pour le modèle GS ou GT



Fabriqué au Japon à Hiroshima, berceau historique de la marque, le CX-5 2026 démontre un bon souci du détail au niveau de l’assemblage ainsi qu’une utilisation de matériaux de qualité. Même si l’on se souvient tous que Mazda a connu une période sombre au niveau de la corrosion dans le passé, le constructeur a depuis revu ses méthodes de fabrication et ce n’est maintenant plus un souci. On conseille tout de même un antirouille et un nettoyage régulier en saison hivernale, comme pour tout véhicule d’ailleurs…



À LA DEMANDE GÉNÉRALE


Comme pour la génération précédente, le CX-5 2026 continue de se démarquer par ses lignes extérieures, mais aussi par la présentation sobre et élégante de son habitacle. La planche de bord plutôt rectiligne est recouverte de matériaux de nature et textures variées où les plastiques durs sont habilement camouflés sous un rendu trompe l’œil impossible à détecter sans y toucher. L’agencement de noir et crème est d’un très bel effet et ajoute de la clarté dans l’habitacle, mais est malheureusement réservé à la version haut de gamme à l’essai. Idem pour le toit ouvrant offert en option pour les modèles GT.


En conservant une nacelle d’instrumentation de forme classique derrière le volant ainsi qu’un levier de transmission standard dans la console centrale, la prise en main initiale du véhicule est plutôt aisée. Il en est de même pour l’ajustement du volant et du siège conducteur qui permettent une position de conduite optimale. Il est toutefois dommage que la fonction de mémoire des réglages à reconnaissance faciale n’inclue pas le volant qui demeure manuel même dans la version à l’essai.




Maintenant, comment ne pas remarquer le tout nouvel écran qui trône au centre du tableau de bord ? D’une taille allant jusqu’à 15,6 po dans la version GT Premium, il marque un radical changement par rapport à l’ancien pavé hors de portée et opéré par une molette à la console. Un changement en revanche peut-être un peu trop radical où la quasi-totalité des boutons physiques ont disparu. En effet, tout ajustement de la climatisation doit maintenant passer par les contrôles à l’écran (et parfois en 2 étapes) ce qui pose un enjeu de sécurité lié à son usage en conduite.


Les menus sont toutefois bien structurés et incluent une infinité d’options de réglages de confort et de sécurité avec un rendu et une fluidité d’utilisation notable. Le tout est ici compatible avec Apple CarPlay et Android Auto avec un accès sans fil et une station de recharge par induction à partir de la version GS. Et pour les mélomanes, les 12 haut-parleurs du système audio Bose AI (modèle GT) empliront l’espace de votre musique favorite !




Prendre place à bord du nouveau Mazda CX-5 nous permet d’apprécier le confort royal des sièges, et ce même à l’arrière ce qui est digne de mention. En prime, la déclinaison GT offre le luxe d’une sellerie de cuir de même que les sièges ventilés.


Côté rangement, tous les espaces sont optimisés tant au niveau des portières que dans la console avec un coffre à gants à 2 compartiments pour limiter le fouillis ! Par contre, le volume utile sous l’accoudoir est plutôt limité tout comme son ouverture en 2 parties, peu pratique à l’usage. Il est aussi dommage que la version de base GX prive les occupants arrière d’un pratique espace de rangement au dos des sièges avant.




Tel que mentionné plus haut, la nouvelle génération du CX-5 s’allonge pour offrir un surcroît d’espace, véritable talon d’Achille des modèles antérieurs. Ainsi les places arrière bénéficient maintenant d’un dégagement aux jambes et à la tête aussi grands sinon plus qu’à l’avant. En outre, le grand angle d’ouverture des portières et la ligne de toit moins prononcée facilitent l’accès à bord de même que l’installation d’un bébé dans une coquille.



Ce gain d’espace est tout aussi remarqué au niveau du coffre qui gagne plus de 80 litres, voire jusqu’à 200 litres de volume supplémentaire avec les sièges de 2e rangée repliés pour un plancher plat. Un surcroît d’espace que les habitués de la marque apprécieront, de même que le hayon main libre offert dans la version à l’essai.




DYNAMISME ATMOSPHÉRIQUE


Pour cette 3e génération du modèle, Mazda a choisi de ne pas reconduire l’énergique motorisation turbocompressée des anciennes versions GT. Avec la pression des normes environnementales telles que le CAFE (consommation moyenne de la flotte d’un constructeur), il ne s’agit probablement pas d’un réel choix… Donc, d’ici la venue d'une nouvelle technologie hybride en 2027, toute la gamme de CX-5 est propulsé par le bloc 4 cylindres Skyactiv-G de 2,5 litres atmosphérique. Cette motorisation dont la puissance culmine à 187 chevaux a cet avantage de garantir une bonne fiabilité à long terme.



Même si sa réserve de puissance semble limitée sur papier, le CX-5 offre en réalité une accélération et des reprises adéquates en milieu urbain tout comme sur la route. Ce moulin est ainsi en mesure de soutenir une conduite dynamique au quotidien. Il faudra néanmoins vous habituer avec les vocalises de cette mécanique qui monte rapidement en décibels si vous avez le pied pesant. Cette sonorité que les puristes trouveront plutôt agréable à l’oreille (surtout en mode sport) est en partie attribuable à une boîte de vitesses qui pourrait avoir 1 ou 2 rapports supplémentaires. En effet, on sent que les 6 vitesses travaillent fort pour offrir le meilleur compromis entre performance et consommation. Un mode manuel bien ficelé (avec palettes au volant en version GT Premium) est toutefois disponible si vous souhaitez vous improviser chef d’orchestre!



Malgré le retrait du moteur turbo, le CX-5 n’a rien perdu de son plaisir au volant. Avec une direction plutôt ferme et très précise (pour un VUS), on se sent en contrôle. On a aussi droit au rouage intégral de série sur toutes les versions.  Avec des éléments suspenseurs calibrés pour minimiser le roulis, attaquer les courbes (à vitesse légale…) est plutôt plaisant et on est loin de la conduite d’un camion! Évidemment, on doit faire quelques compromis sur le confort de roulement face à une concurrence plus sage, mais on a trouvé un bon équilibre chez Mazda.


La traction intégrale de série est aussi un bon argument en faveur de la sécurité en plus du freinage qui nous est apparu comme étant très efficace en situation d’urgence. Pour ce qui est de la visibilité, on y gagne aussi en ce sens grâce au remodelage de la partie arrière qui permet un champ de vision plus étendu. La version à l’essai était même équipée d’un système de caméra à 360º avec affichage des angles morts à basse vitesse ainsi que les rétroviseurs qui s’inclinent lors des manœuvres de recul.



Le CX-5 2026 embarque également de nombreuses technologies d’aide à la conduite très efficaces comme le suivi de voie d’une douceur et d’une précision notable qui s’accompagne d’une aide aux changements de voie avec le groupe Premium. L’affichage tête haute (à partir du modèle GS) contribue de son côté à nous faire garder les yeux sur la route.


Mazda a donc réussi son pari d’augmenter le gabarit de son VUS compact sans entacher son comportement unique tant apprécié par sa clientèle. Mais comme rien n’est parfait, il lui reste tout de même un peu d’optimisation à faire pour limiter sa consommation de carburant qui reste élevée, comme en témoignent les chiffres allant jusqu’à 12 L/100km mesurée en milieu urbain en été. On réussit tout de même à abaisser le tout sous la barre des 8L/100km sur l’autoroute, mais encore ici sa transmission n’ayant que 6 rapports limite la possibilité de faire mieux.


SAUCE AIGRE-DOUCE


Après une journée complète au volant du nouveau Mazda CX-5 2026, on comprend pourquoi Mazda s’est taillé une place de choix dans le cœur des québécois! Élégant à l’extérieur (surtout avec cette splendide robe rouge!) comme à l’intérieur, le CX-5 convainc tout autant par la qualité des matériaux et de l’assemblage. Profitant maintenant d’un gain notable en espace intérieur, on peut maintenant apprécier sa conduite dynamique sans faire de compromis sur l’aspect pratique à la base d’un VUS. Finalement, avec une mécanique connue qui a fait ses preuves, doublée d’une garantie plutôt avantageuse à kilométrage illimité, il n’y a pas d’inquiétude à y avoir sur le long terme.


Il ne reste qu’à voir si la nouvelle motorisation hybride annoncée pour 2027 permettra d’abaisser suffisamment la consommation et, qui sait, ajouter encore plus de piquant à la conduite grâce à l’apport de l’électrification. D’ici là, le nouveau CX-5 offre plus que jamais un bel équilibre entre sportivité et confort, la parfaite sauce aigre-douce pour agrémenter vos déplacements du quotidien !



PRIX DES VERSIONS (frais inclus, Boni Mazda de 750-1000$ inclus – jusqu’au 30 sept. 2026)


GX : à partir de 38 866$

GS : à partir de 42 016$

GT : à partir de 45 016$

GT Premium : à partir de 49 116$


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Texte : Tommy Coulombe

Photos : Tommy Coulombe

Données et informations : Mazda Canada, Wikipédia


Merci à Montmagny Mazda pour le prêt du véhicule !



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